Candidat à la présidence, Nicolas Isnard rêve d’une métropole “apaisée et facilitatrice”

Décryptage
le 31 Mar 2026
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Lundi 30 mars à Saint-Victoret, Nicolas Isnard, maire Les Républicains de Salon-de-Provence, a officiellement candidaté à la présidence d'Aix-Marseille-Provence métropole. De nombreux maires, dont Benoît Payan à Marseille, se rangent derrière sa candidature "de consensus".

Nicolas Isnard, maire Les Républicains de Salon-de-Provence, annonce sa candidature à la présidence de la métropole, le 30 mars 2026. (Photo : C.By.)
Nicolas Isnard, maire Les Républicains de Salon-de-Provence, annonce sa candidature à la présidence de la métropole, le 30 mars 2026. (Photo : C.By.)

Nicolas Isnard, maire Les Républicains de Salon-de-Provence, annonce sa candidature à la présidence de la métropole, le 30 mars 2026. (Photo : C.By.)

“Alors, je reformule la question. Qui n’est pas candidat à la présidence de la métropole ?” Cabotin, Georges Cristiani, le maire de Mimet, interpelle l’audience du regard. Tout le monde lève la main, sauf Nicolas Isnard, maire Les Républicains de Salon-de-Provence. Ce lundi 30 mars au soir, dans la salle de l’Odéon de Saint-Victoret, 83 premiers magistrats se sont réunis à l’appel de Georges Cristiani. Tous et toutes sont membres de l’association Les Maires de Provence : cette structure, composée de maires de toutes chapelles, est un véhicule “apolitique” qui leur offre une étiquette commune, quelle que soit leur tendance politique. Ce lundi soir, donc, ces élus d’horizons divers viennent de faire de Nicolas Isnard leur champion pour ...
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Commentaires

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  1. Thauvinus Thauvinus

    ““Le maire de Marseille a subi, comme on a tous subi. Que l’on nous laisse gérer, au cas par cas : ça vaut pour toutes les communes, à Marseille comme à Saint-Estève-Janson”, poursuit Jean-Pascal Gournès. À ses côtés, Thomas Arcamone, son homologue de Peyrolles, plaide pour l’avènement “d’une métropole à notre service et non à notre détriment”.”
    Si je comprends bien ces interventions qui représentent le fondement de la candidature d’Isnard, est-ce que ces maires voient la Métropole comme une structure qu’il faut renforcer dans ses prérogatives pour qu’elle puisse mieux servir son territoire…ou desosser pour que chaque commune puisse gérer son affaire chacun de son côté ?
    J’ai ma petite idée sur la réponse, nous le saurons bien assez vite mais je trouve ce paragraphe très évocateur de la vision métropolitaine pour le moins incomplète des élus…

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    • MarsKaa MarsKaa

      Ils semblent insister sur le statut particulier de la Métropole Marseille Provence : “un établissement de coopération intercommunal est très différent d’une collectivité”. Je n’avais pas saisi cette particularité.
      Encore faut-il que la coopération soit mise en avant sur les intérêts particuliers…

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    • Thauvinus Thauvinus

      Hmm, ce statut d’EPCI n’a rien d’exceptionnel en France car c’est le statut de toute intercommunalité, à part la Métropole de Lyon qui est une collectivité à statut particulier, car ayant repris les compétences départementales en son territoire. Cela explique d’ailleurs la possibilité d’organiser des élections métropolitaines là-bas…
      Pour le reste, ce statut n’empeche pas d’autres métropoles en France d’engager de grands projets intercommunaux (nouvelles infrastructures de transports en commun comme du métro ou du tram, logements sociaux…) ou simplement de récupérer sans heurts la gestion de la voirie, au point que certaines routes départementales ou nationales sont renommées routes métropolitaines (A7 en M7 ou RD 559 en M 559 par exemple…) : arriverons-nous à ce niveau-là au terme des 7 ans ? J’espère que oui car pour un territoire aussi pauvre en transport en commun et en services publics, où il manque environ 50 à 100 000 emplois minimum et où le mal (et le sans)-logement est encore trop répandu, notamment à Marseille, il faut agir fort, vite et bien !

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  2. MarsKaa MarsKaa

    Y aurait-il dans ce département des responsables intelligents, ambitieux pour l’ensemble du territoire, prêts à travailler ensemble pour faire autrement et faire mieux, dans l’intérêt des populations, sans clientélisme, sans corruption, sans manœuvres politiciennes malveillantes ?!?
    J’ai du mal à y croire, tant nous ne sommes pas habitués à ça.

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  3. Fabien M Fabien M

    La ville centre va encore se faire gruger par les villages de vieux riches… Une scène digne du Guépard : “tout change pour que rien ne change”.

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    • Thauvinus Thauvinus

      Oui, et la réforme de la loi PLM n’a pas l’air d’avoir changé grand chose de ce côté-là, au contraire, avec cette prime majoritaire d’élus gagnants de la ville-centre à 25% au lieu de 50%, alors que dans ces grandes structures, il faudrait au contraire renforcer le poids de la ville-centre : nos élus ont raté quelque chose là…

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  4. Electeur du 8e © Electeur du 8e ©

    Je ne suis pas sûr que la métropole ait été créée pour être “au service des communes” : à mon avis son objet est, comme toutes les autres, de concevoir et d’exécuter des projets et des services intercommunaux (c’est le “I” de “EPCI”). Mais nous verrons bien ce que veulent dire ces mots dans la bouche des maires : chacun pour soi en continuant à vider consciencieusement les caisses, ou un peu mieux que ce degré zéro de la vision commune.

    En tout cas, il faut espérer que les enjeux collectifs l’emporteront sur les égoïsmes de clocher. Et que la vie quotidienne des habitants du territoire sera un peu plus au centre des réflexions des élus métropolitains. Cela suppose de moins écouter les minorités qui veulent que rien ne change.

    Je viens, en triant mes papiers, de tomber sur une déclaration historique de Sainte-Pila au lendemain de l’abandon du projet de refonte du réseau de bus marseillais : “84 % des participants [à la concertation sur ce projet] souhaitaient que le réseau change, 30 % ne voulaient pas être impactés par ce changement. Nous avons écouté ces 30 %.” Voilà l’exemple-type de ce qu’il ne faut pas faire.

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    • Thauvinus Thauvinus

      Elle a dit ça tel qu’elle ?? Si oui, non seulement elle ne sait pas compter car 84+30 = 114 (à moins qu’il y ait erreur du genre 84+16 ou 70+30, ou que pour elle 30 est majoritaire), mais elle avoue clairement ne pas agir pour l’intérêt général, c’est pour le moins gonflé…

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    • Electeur du 8e © Electeur du 8e ©

      Elle a vraiment dit ça : https://marsactu.fr/bref/la-rtm-peine-a-assurer-la-desserte-scolaire-malgre-les-plaintes-de-parents-deleves/

      Cela dit, je ne suis pas sûr qu’il y ait une erreur arithmétique (venant d’une directrice d’école, ce serait ennuyeux) : on peut être favorable au changement à la condition de n’être pas concerné par celui-ci, donc être à la fois dans les 84 % et dans les 30 %. Si l’on est un peu tordu, bien entendu 😉

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    • Armand Louis Armand Louis

      C’est l’abandon de la réforme des bus qui a justifié la remise de la légion d’honneur à Mme Pila ?

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  5. Marc13016 Marc13016

    Ainsi donc, l’enfant “mal né” de la Gaudinie entame sa croissance vers la maturité ? Souhaitons lui un bel avenir, une re-naissance, au même titre qu’une naissance, ça se respecte.
    Mais attention, dès qu’on nous parle de transpartisane, de ni droite ni gauche, de gouvernance intelligente etc, je flaire l’engambi …
    On n’est jamais “A.C” vigilant !

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  6. Regard Neutre Regard Neutre

    Comparer Marseille à Saint-Estève-Janson pour défendre l’idée que chaque maire doit « gérer ses problèmes du quotidien sans la métropole », c’est un peu comme dire qu’un pédalo et un porte-conteneurs naviguent avec les mêmes règles.
    D’un côté, une ville de près d’un million d’habitants avec des enjeux sociaux, économiques et sécuritaires d’ampleur nationale. De l’autre, une commune de 347 habitants, soit un lotissement de 125 pavillons.
    Même combat, vraiment ?
    On peut défendre l’autonomie des communes, bien sûr. Mais encore faut-il éviter les comparaisons qui frisent l’absurde — ou qui donnent surtout l’impression qu’on préfère simplifier les problèmes plutôt que de les affronter.
    Est-ce qu’il y a une boulangerie à Saint Estève?

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    • Electeur du 8e © Electeur du 8e ©

      La comparaison est d’autant moins recevable que la plupart des micro-communes dont la France s’honore de compter le plus grand nombre en Europe ne sont pas autonomes financièrement. Elles dépendent entièrement d’autres institutions pour boucler leur budget. Ce qui permet à certain•es de pratiquer la politique du carnet de chèques (parfois appelée clientélisme).

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  7. Zumbi Zumbi

    Je demande à voir.
    Le meccano administratif de Lyon c’était une chose, mais Aulas l’a dit ouvertement lors de l’élection du maire de Lyon : ” comme on a la métropole on vous mettra des bâtons dans les roues”. Le modèle Vassal-Muselier a tout foiré… mais il s’exporte

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    • Electeur du 8e © Electeur du 8e ©

      Ça doit être ça, le respect du suffrage universel par la droite rance.

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  8. kukulkan kukulkan

    Payan ne tente même pas une gouvernance à gauche. Honteux et déception pour les marseillais. Marsactu il aurait été bien de creuser le sujet, et les remous que ça va causer au PM. Perso je parie sur une fronde de quelques Conseillers Municipaux d’ici à l’été ou au moins à la fin de l’année…

    Mais SINON,
    Voici ce que déclarait lundi Isnard au sujet de la métropole : Qu’elle se recentre sur ses compétences régaliennes et lâche les compétences du quotidien.
    Sur le RN, comme Vassal il n’en critique ni les valeurs ni la xénophobie, mais simplement leur reproche leur concurrence aux élections. C’est LUNAIRE.
    On va donc se retrouver avec un LR Retailliste RN compatible à la tête de la métropole. Merci Payan !

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  9. Félix WEYGAND Félix WEYGAND

    Que de temps perdu : https://www.futuribles.com/de-marseille-a-la-metropole-marseillaise/ (article de février 1991) !
    On sait depuis au moins 40 ans qu’il y a des fonctions métropolitaines qui concernent des périmètres plus larges que les découpages communaux. On sait que l’organisation de ces fonctions relève du politique (à commencer par les transports). On voit bien que d’autres territoires ont réussi leurs évolutions et leur développement économique en franchissant ce cap d’organisation de manière précoce…
    Et ici, on en est toujours au même point… Maintenant qu’en plus Vassal à tordu le cou de la poule aux oeufs d’or départementale, le futur s’avère sombre non seulement pour l’aire métropolitaine marseillaise en général mais pour chacune des communes qui la composent…

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  10. bonaventure bonaventure

    Juste pour la comparaison des ambitions, entre nos petits arrangements et leurs objectifs 🫤

    “Plaine Commune : vers une gouvernance insoumise et coopérative !

    L’Établissement Public Territorial Plaine Commune a également rendez-vous avec une nouvelle étape politique. Les très bons résultats de La France insoumise et de ses alliés sur les 8 communes qui composent Plaine Commune — Stains, L’Île-Saint-Denis, Saint-Denis / Pierrefitte-sur-Seine, Aubervilliers, Saint-Ouen, Épinay-sur-Seine et La Courneuve — dessinent une dynamique claire.

    Dans ce contexte, La France insoumise devrait disposer du plus grand nombre d’élus au sein de l’EPT. Je suis donc favorable à une présidence insoumise et à une gouvernance partagée, dans l’esprit d’une coopérative de villes, afin de préserver les intérêts de chaque commune tout en construisant des politiques communes ambitieuses.

    L’EPT Plaine Commune doit devenir un refuge, en mettant en œuvre une politique de rupture répondant pleinement aux urgences écologiques, sociales et démocratiques. Un territoire engagé résolument contre la montée du racisme et du fascisme, et qui place au cœur de son action la réponse aux besoins premiers des habitantes et habitants.

    C’est le choix d’une gouvernance par les besoins, et non celui du développement de grands projets inutiles, pour construire un avenir plus juste, solidaire et durable.”

    #PlaineCommune #FranceInsoumise #GouvernancePartagee #CooperativeDeVilles #JusticeSociale #Ecologie #VillesRefuges #Antiracisme #Antifascisme #Solidarite

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  11. ruedelapaixmarcelpaul ruedelapaixmarcelpaul

    Que c’est beau cette unanimité des petits maires qui depuis 2018 avaient juré allégeance à Vassal et qui à présent ont le courage de dire que, finalement, ils sont heureux d’être débarrassés de sa politique revancharde antimarseillaise et de ses oukazes et menaces de non signature de chèques pour refaire un rond-point.

    Mention spéciale à l’inénarrable Cristiani qui en ce début de semaine sainte salue le “courage sacrificiel” de notre martyre métropolitaine. Il a du se replacer sa mèche rebelle tout en lisant cette homélie. Ce qui ne sert plus trop à rien : la petite reine de Provence est certes encore à la tête du département mais elle a vidé les caisses depuis longtemps.

    Souvenons-nous de cette phrase de l’inénarrable maire de St Victoret, à propos du lieu (l’Odéon, 660 places, soit 10% du nombre d’habitants de la ville) où ils se sont tous réunis : “On peut l’applaudir, parce qu’elle ne nous refuse jamais rien, Martine !”
    https://www.laprovence.com/article/region/37017111095250/elle-ne-nous-refuse-jamais-rien-martine-vassal-se-rejouit-le-maire-de-saint-victoret-a-propos-des-subventions

    Espérons que maintenant ce ne sera plus “il ne nous refuse jamais rien Nicolas”. En tous cas il ne refuse pas une potentielle présidence de la RTM à un élu de la majorité marseillaise.

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